29/12/2005

D comme… Djenné

Djenné, ville entièrement construite en banco [terre et paille hachée additionnées de beurre de karité] et surnommée "le joyau de la vallée du Niger". Un joyau qui, pour la petite histoire, vient juste d’être électrifié et muni d’eau courante !

 

Inscrit au Patrimoine mondial de l’UNESCO depuis 1988, Djenné est célèbre pour sa mosquée aux cent piliers… la plus grande structure en terre du monde [reconstruite en 1906].

 

Mais Djenné, c’est également "La Mecque" du Mali ! LE lieu saint par excellence. Il n’est donc pas étonnant d’y croiser des groupes d’enfants occupés à mémoriser les versets du Coran à l’aide de tablettes en bois. La ville compte en effet une quarantaine d’écoles coraniques réputées à travers tout le pays.

 

Djenné est d’autant plus étonnant pour nous, Occidentaux, que cette ville semble tout droit… sortie de terre. Un décor en carton-pâte qui est pourtant bel et bien réel. La grande mosquée par exemple peut accueillir jusqu’à 50.000 fidèles !

 

Et puis, il y a tout le reste… Le campement-hôtel de Djenné [qui n’a d’hôtel que le nom] ; les coupures d’électricité ; les déménagements à la bougie ; les relents nauséabonds; les moustiquaires poussiéreux ; la fabrique de bogolans et son imposante Présidente ; les murs branlants qu’il est interdit de toucher sous peine d’amende [10.000 euros !] ; le marché des femmes, grouillant, coloré, odorant et bruyant ; le lait de chèvre offert aux enfants ; … et puis, partout, dans ce dédale de ruelles moyenâgeuses, Salif Keita qui chante "Tu vas me manquer mon amour" […]







15:23 Écrit par Julie O | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

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