03/01/2006

G comme... Greniers

Les Dogons, l’une des plus anciennes populations d’Afrique noire… Une ethnie réputée, entre autres, pour son architecture et plus spécifiquement pour ses greniers à mil. Des greniers sur pilotis, reconnaissables par leur porte et serrure en bois sculpté ainsi que par leur toit en chaume de forme arrondie.


Surnommé le Joyau du tourisme malien, le Pays Dogon est classé au patrimoine mondial de l’UNESCO… tout comme Djenné, le Joyau de la vallée du Niger et Tombouctou, La Mystérieuse. Les villages Dogon se répartissent sur le site des falaises de Bandiagara, dans la région de Mopti. Les Dogons, peuple de cultivateurs, se seraient installés là dans le courant du XVe siècle afin de fuir les Peuls et l’islamisation [succédant ainsi aux Tellem dont ils continuent à utiliser les anciennes habitations troglodytes comme cimetière].



Ceux que l’on surnomme "le peuple des falaises" sont également réputés pour leur organisation sociale extrêmement élaborée ; leurs mythes et légendes ; leur artisanat ; leur cosmogonie ; leur culte des âmes/ancêtres [allant de paire avec l’institution des masques, dont le plus connu est le KANAGA – représentation des éléments terre, ciel et eau] ; … Un univers complexe dans lequel ne pénètrent que les initiés.


 

Aujourd’hui, le Pays Dogon est devenu la première région touristique, non seulement du Mali mais de toute l’Afrique de l’Ouest ! "Accourus des grandes villes sans cœur, s’évadant des fourmilières anonymes, les touristes viennent au Pays Dogon par milliers pour palper non seulement les pans vivants du passé de l’humanité gommés définitivement chez eux par la civilisation industrielle. Mais aussi pour s’imprégner de cette culture tout en équilibre, capable par là même de les réconcilier avec eux-mêmes. Car la société des Dogons dispense des leçons irremplaçables aux sociétés en perte de vitesse sur le plan de l’humanité." Source : http://www.le-mali.com.



 

Un pouvoir d’attraction qui ne semble pas faire l’unanimité. C’est ainsi que l’on peut lire, dans l’un des meilleurs guides francophones publiés sur le Mali : "En vingt ans, nous autres Blancs avons fait des Dogon des enfants gâtés, dans le sens africain du terme, à savoir abîmés, cassés. Le pays Dogon tout entier est en train de se diluer dans une sorte de tableau sans saveur, une espèce de Dogonland, sans Mickey, où chaque village y va de son petit festival des masques."

 

G comme Greniers. Mais également comme Gâtés... ou pas ! Je vous laisse seuls juges.

 

 

Pour en savoir plus :

  • "La mythologie Dogon", Claude Helft
  • "Dieu d’eau", Marcel Griaule
  • "Masques Dogons", Marcel Griaule
  • "Les Dogon", Germaine Dieterlen
  • "Les cahiers Dogon", Antonin Potovski

12:27 Écrit par Julie O | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

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